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Le cube d'eau, une première mondiale

Encore une incroyable réalisation architecturale. Encore des prouesses technologiques et de l'innovation. Encore un édifice presque irréel : le centre national de natation de Pékin, autrement appelé «Cube d'eau», est situé à quelques dizaines de mètres du stade olympique «nid d'oiseau», au sein de la «verdure olympique» c'est-à-dire le cœur sportif des Jeux 2008. Toutes les épreuves de natation, en dehors de la nage en eau libre, s'y dérouleront entre le 8 et le 24 août.

Le chantier du «cube d'eau» a démarré en décembre 2003. Un incroyable projet, appuyé sur la «théorie des bulles» énoncée par le scientifique britannique Lord Kelvin (Sir William Thomson) au XIXe siècle : beaucoup de matières dans la nature sont structurées comme les bulles. Personne n'avait jamais eu l'idée d'appliquer cette théorie à l'architecture. Comme pour le stade olympique, le choix du projet s'est fait à travers un strict processus d'appréciation, impliquant 52 experts et un vote public sur 10 propositions différentes, puis trois, et enfin l'audacieux choix de ce qui va devenir le plus grand centre de natation du monde.

Au départ, il s'agira d'assembler toutes les barres d'acier laminé composant des sphères de tailles différentes à l'intérieur desquelles seront placées les «bulles». Sur son site officiel, le BOCOG (comité organisateur des Jeux de Pékin) raconte l'anecdote suivante : "Le Cube d'eau sera constitué de 30.000 composants, dont 20.000 barres en acier et 10.000 sphères. Chaque point soudé et chaque barre sont différents les uns des autres. En fait, nous avons réalisé plus de 30.000 plans au total", dit Sun Yanchao, vice-président général du centre de natation. "Pour réaliser un mur avec des bulles, l'important est de bien placer les barres en acier les entourant. Les ingénieurs avaient beau chercher des solutions, le rythme des travaux n'était toujours pas satisfaisant". Pour Kang Wei, président général : "Si nous ne soudons qu'une trentaine de composants par jour, combien de temps nous faudra-t-il pour accomplir notre mission ? Il se peut que la soudure ne soit pas achevée pour 2008. Nous étions sur des charbons ardents."

Le directeur exécutif du chantier du Cube d'eau, Hou Bencai, passe tous les jours sur le terrain pour veiller à ce que les ouvriers suivent bien les instructions. Le rythme lent des travaux l'inquiète beaucoup. Il discute avec des ouvriers expérimentés de la théorie des bulles. Un jour, Hou Bencai, tout joyeux, vient à Sun Yanchao, une poignée d'allumettes à la main. Ces allumettes ordinaires, pourraient-elles les aider à faciliter le positionnement des barres d'acier? "Supposons que ces allumettes constituent une bulle. On peut constater qu'il est difficile de les assembler en l'air pour faire une sphère. Elles s'effondrent très facilement. Après une période de tâtonnement, nos ouvriers ont trouvé la solution : partir d'un point et d'une barre formant un plan, puis décider du positionnement des autres barres. Il s'agit d'un nouveau fil de pensée: au lieu de créer une sphère d'emblée, on commence par une seule paroi. De cette façon, les autres seront construites facilement. La sphère prend ainsi forme naturellement." Et le gain de temps est considérable.

Une fois l'armature métallique installée, l'heure a sonné d'effectuer le «coffrage» de l'édifice. 10.000 mètres carrés de «coussins d'air» en matériaux EFTE, 3.000 «pièces» de grandeurs différentes et de formes multiples, dont la plus grande possède une superficie d'environ 9 m2 c et la plus petite n'atteint même pas 1 m2. En vue d'assurer le rythme des travaux d'installation, tous ces coussins d'air ont d'abord été fabriqués dans une usine spéciale selon leurs grandeurs différentes et ont ensuite été numérotés. Une fois transportés sur le chantier, ils ont été après examen de l'unité de construction, installés chacun à leurs endroits correspondants.

Le résultat final est étonnant. Les armatures métalliques ont disparu, restent ces «bullles» translucides qui peuvent absorber les rayons du soleil pour régler la lumière et la température dans le centre. Cependant, des panneaux nus ne suffiraient pas. Ils sont donc couverts de "points de galvanisation", sorte de petits parasols interceptant et reflétant le soleil, empêchant la lumière éblouissante et une trop forte chaleur d'entrer dans le stade. A l'intérieur de l'édifice d'une superficie de 80.000 m2, la capacité totale durant les Jeux sera de 17.000 places (6.000 fixes et 11.000 gradins auxilliaires).