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Un drôle de « nid d'oiseau olympique »

Saint-Denis a son stade de France, superbe soucoupe volante vue de la bretelle d'autoroute qui le longe. Munich a son ultramoderne Allianz Arena qui a impressionné les spectateurs de la dernière coupe du monde de football. Athènes a son stade olympique recouvert d'un toit futuriste et majestueux. Londres a son nouveau Wembley. Mais dans le domaine de l'audace architecturale, que dire du stade national olympique de Pékin ?

Son aspect «nid d'oiseau» constitué de 40.000 tonnes de poutrelles d'acier enchevêtrées en fait un édifice inédit qui pourra accueillir 91.000 spectateurs dès le 8 août 2008 à 20h08 et 8 secondes (soit 8/8/08 à 8h8:8, ce chiffre étant un porte-bonheur symbole de prospérité dans la culture chinoise), au lancement de la cérémonie d'ouverture des Jeux de la XXIXe Olympiade.

Situé au cœur de la verdure olympique, au nord de la mégapole chinoise, à proximité immédiate d'une autre structure étonnante, la piscine olympique en forme de «cube d'eau», proche du village olympique, du centre de presse principal et de huit autres sites de compétition, le «nid d'oiseau» sera le théâtre des épreuves olympiques d'athlétisme, de la finale du tournoi de football, et bien sûr de la cérémonie de clôture, le 24 août. Après les Jeux, sa capacité sera réduite de 11.000 places.

C'est le cabinet d'architecture suisse Herzog et De Meuron, associé à la firme consultante Arup et à l'Institut de recherches et de conception architecturale de Chine, qui a remporté en avril 2003 la compétition mettant aux prises 13 projets différents, tous d'excellente facture et rivalisant d'originalité et de modernité. Le choix s'est fait à travers un «strict processus d'appréciation» et un vote public qui a accordé une large majorité à cette étonnante structure de béton et de métal, indique le comité organisateur des Jeux.

Le toit ouvrant abandonné

Les travaux ont commencé en décembre 2003 avant d'être interrompus. Il était en effet prévu dans un premier temps de doter le «nid d'oiseau» d'un toit ouvrant. Mais la difficulté technique et les coûts prohibitifs ont entraîné l'abandon de cette partie du projet. L'option de la couverture mobile ayant été annulée, l'espacement du toit a été agrandi de la limite de la piste à la bordure de la tribune. Les besoins en acier pour la partie extérieure du stade ont donc été réduits dans de fortes proportions : de 80.000 à 40.000 tonnes.

Sur une superficie totale de 258.000 m2, la construction a repris fin 2004 avec tout d'abord la structure en béton (c'est-à-dire l'intérieur du stade, les gradins) puis la mise en place des 24 principales poutrelles métalliques entourant le stade long de 343 mètres.

Au bord du 4e périphérique de Pékin, ses habitants ont alors pu commencer à se faire une idée de ce à quoi ressemblerait le fleuron architectural des Jeux 2008.

Les parties supportant le plus de poids ont dû être conçues dans un genre de tôle spéciale, appelée Q460, épaisse de 110 millimètres, et une société sidérurgique de la région du Henan a dû se lancer dans une formidable entreprise d'innovation technologique pour produire à cet effet un matériau suffisamment résistant. Une fois les tôles prêtes, il a fallu les assembler. Les piliers sont très volumineux et de forme atypique. Mesurant plus de 60 mètres, chacun est composé de 3 tronçons dépassant les 300 tonnes. Il a fallu les raccorder à travers 96 points de jonction entre deux tronçons, un vrai travail de couturière et un défi pour les soudeurs, qui ont dû trouver une méthode spéciale (chauffer à l'avance les tôles à 150° pour régler le problème de dilatation lors de la soudure) afin de mener à bien leur tâche

Une étape périlleuse a été franchie mi-septembre 2006, lorsque les 78 supports de l'ossature en acier (ceux qui soutenaient la partie supérieure du stade) ont été retirés, permettant au comité d'organisation, le BOCOG, de s'exclamer sur son site officiel «le stade olympique se tient debout !».

Cette construction est d'ores et déjà primée : le Design Museum de Londres lui a en effet décerné en mars le prix de la construction la plus créative et progressiste de l'année 2007.